Données et décisions

Des données de bien-être qui ne quittent jamais le téléphone

Dans une application de bien-être, les gens notent des choses qu’ils cacheraient à presque tout le monde. Pour UMOYA Zone, nous sommes partis du principe que les données personnelles les plus sûres sont celles que nous ne détenons jamais.

En bref
  • Les données personnelles les plus sûres sont celles que l’on ne collecte jamais.
  • Garder les données sur l’appareil simplifie la conformité et change les fonctionnalités qui sont faciles à construire.
  • Tout partage futur devra être activé par l’utilisateur lui-même.

Une application de développement personnel recueille certaines des informations les plus sensibles qu’une personne puisse produire : ce avec quoi elle se débat, ce qu’elle veut changer, la note qu’elle se donne lors d’une mauvaise semaine. Une partie de ces informations peut relever des données de santé au sens de la législation sur la protection des données. Toutes sont de celles que l’on n’aimerait pas voir dans la base de données de quelqu’un d’autre.

Lorsque nous avons conçu UMOYA Zone avec ses fondateurs, nous avons pris position très tôt. Les données de progression personnelle restent sur l’appareil de l’utilisateur. Elles sont stockées et chiffrées localement, et ne sont pas envoyées sur nos serveurs.

Pourquoi partir de là

La plupart des applications font le choix inverse par défaut. Les données partent dans le cloud parce que le cloud facilite les fonctionnalités : synchronisation entre appareils, tableaux de bord, analyses, recommandations construites à partir du comportement de tous. Le prix à payer, c’est que l’entreprise détient désormais les données, et que les détenir entraîne des obligations qui ne disparaissent pas. Il faut les sécuriser, justifier leur utilisation, répondre aux demandes d’accès ou de suppression, et une violation devient un incident à notifier.

Pour un produit dont toute la valeur repose sur l’honnêteté des gens envers eux-mêmes, la confiance ne peut pas être une fonctionnalité ajoutée après coup. Si les utilisateurs soupçonnent que leurs notes pourraient être lues par quelqu’un d’autre, ils cessent d’écrire les vraies.

Ce que cela change pour l’ingénierie

Garder les données sur l’appareil est une contrainte de conception, et elle façonne presque tout.

Les fonctionnalités doivent fonctionner en local. Le suivi des objectifs, les graphiques de progression, les rappels et les scores d’autoévaluation sont calculés sur le téléphone. Aucun modèle côté serveur n’observe l’ensemble des utilisateurs pour formuler des suggestions.

La perte du téléphone est un risque réel. Si les données ne vivent qu’à un seul endroit, un appareil perdu ou remplacé les emporte avec lui. C’est le coût honnête de cette conception, et c’est pourquoi toute sauvegarde future devra être chiffrée avec une clé que l’utilisateur contrôle.

La conformité devient plus simple. Des données que nous ne détenons pas ne peuvent pas fuir de nos systèmes et n’appellent aucune politique de conservation de notre côté. Cela ne supprime pas toutes les obligations, et l’application doit toujours protéger ce qui est stocké sur l’appareil, mais cela supprime les plus lourdes.

Le cas le plus difficile : les organisations

UMOYA Zone est également proposé aux organisations pour leurs collaborateurs. Un employeur demandera, légitimement, si le programme fonctionne. La réponse ne peut pas consister à lui remettre des dossiers individuels. Toute vue par équipe doit être anonymisée, et chaque personne décide si elle y participe. La réglementation sud-africaine sur les informations de santé, en vigueur depuis mars 2026, s’adresse directement aux employeurs, ce qui est une raison de plus de tenir les notes individuelles hors de leur portée.

Nous pensons que c’est la bonne règle pour tout produit de bien-être au travail. La question qu’un employeur devrait poser à un éditeur est de savoir où se trouvent les notes elles-mêmes et qui d’autre pourrait les lire.

Décider de ce que l’on ne détiendra pas

La leçon générale est une règle que nous appliquons aussi dans nos projets clients : décider des données dont le système a réellement besoin avant de décider comment les protéger. Chaque champ que vous ne collectez pas est un champ que vous n’aurez jamais à protéger ni à justifier. Notre position plus large sur les données et l’IA est exposée dans notre politique d’IA responsable et sur la page Confiance et sécurité.

Sources
  • Pratique d’ingénierie de nVisionIT sur UMOYA Zone, de 2023 à 2026.
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